Vendredi soir, la (très) agréable péniche
« Six-Huit », au pied de la cathédrale Notre-Dame de Paris, accueillait une nouvelle fois la formation Urban Groove Unit. L’occasion pour votre dévouée
A, qui avait rallié la capitale française pour une semaine, de se faufiler sur les bords de la Seine, afin de se trémousser au rythme des sons endiablés de cette formation funky. Ce n’est pas la
première fois que j’assiste à une performance du groupe parisien. Souvenez-vous, c’était en septembre dernier.
Dans les jours précédents le concert, James Startt, guitariste, m’envoie un mail m’informant que:
1) 1) UGU va tourner son clip sur la péniche ce jour-là
2) 2) C’est la der’ du clavieriste
3) 3) Il y a un anniversaire à fêter…
Vendredi 7 novembre. Le D-Day. J’arpente le quartier Saint-Michel avec 2 copines. Après avoir ingurgité une bouffe de fast-food dégueulasse…et zéro alcool…
(Oui, vous ne rêvez pas…Il faut dire que j’ai eu une mauvaise expérience de mélange en début de séjour.)
…nous nous rendons sur la dite péniche. Devant l’entrée, je croise Benjamin Farrugia, qui ne m’a toujours pas identifiée, et d'autres zicos. James, béret calé
sur le crâne, me tape deux bises « à la française ».
(oui, parce qu'en Belgique, on n'en fait qu'une...)
La première partie a déjà commencé son set…et le termine même! C’est agréable, très funky et le batteur est diablement bon.
Pour les besoins du clip, des spots sont installés, et les membres de UGU font progressivement leur apparition. Derrière sa batterie, le batteur de
Chouchou ressemble carrément à un mec des Blues Brothers! Lunettes noires vissées sur la tête, chemise blanche, cravate, et veste de blazer, qu’il laissera
tomber plus tard.
(Juste la veste hein, pas la chemise!)
A la basse, c’est le grand, le fabuleux, le génial, le fantastique, l’incontournable, le magicien, l'incroyable, le gigantesque, l’illumination divine…j’ai nommé ô Grand
Mister Barbolosi qui prend les commandes. Sa coupe « by mazout » lui pète un style pas mal du tout. Et que dire de l’effet costard!
Dix contre un qu’il veut, lui aussi, des groupies pour lui tout seul dès janvier 2010?
Le chanteur est toujours aussi pinable. Coiffé d’un chapeau, et fringué comme s’il voulait que je me jette à ses pieds, il m’a fait tourneeeeer la têteu, avec son look à la Jason Mraz.
Je ne sais pas ce qui m’a retenue hier…Quoique, si, je sais…2 ou 3 grandes blondes, aussi mince qu’un câble de frein sans la gaine, qui se trémoussaient au rythme de la musique. Mais bon...Elles n’en peuvent rien si elles sont belles, grandes, minces, blondes, et qu'elles savent marcher avec 6 centimètres sous chaque talon…
Quoiqu’il en soit, si le chanteur veut m’épouser, je veux bien dire oui!
(Papa chanteur, maman douceur, lalalala...)
Sinon, le concert était absolument fabuleux, comme lors de mon dernier passage. D’ailleurs, j’y retournerai et cette fois-ci, je compte bien boire une bière avec ces zicos !
(Et offrir mon corps au chanteur!)
(Oui, okay, j’arrête...)
Pour être un peu plus complète que lors de mon dernier résumé, sachez que UGU est composé de 9 musiciens: Fred au chant (haaa...), James Startt à la guitare, Aurelien B à la basse et Benjamin F à la batterie, Luti De Oliveira au sax, Rico Sodji aux percus, Nicolas Lassus à la trompette, Valentin Couineau
au trombone et Laurent Loulier au clavier. Attention, vendredi, c'était la dernière soirée UGU de ce dernier. Il sera désormais remplacé par Thomas Cassis.
Je pense qu'on peut dire que voir un concert de UGU, c'est en avoir pour son argent! Car 3 heures (environ) de show pour 8€, c'est rare, très rare. Toute personne qui assiste
fréquemment à des concerts sait qu'une performance musicale dure en moyenne 1h30 à 2h. Ici, c'est du groove à chaque morceau, des musiciens qui assurent, un percussioniste complètement
barré (et pas particulièrement pudique), et une voix de malade...
Capable de passer d'un titre funk à 4 minutes d'intrumental latino, Urban Groove Unit fait preuve d'un sens musical et de l'harmonie comme j'ai rarement entendu. Et quand le saxophoniste ne se
lance dans un solo dont on ne sait d'où il sort, c'est le chanteur qui part en scat, Aurélien qui groove le tout, et Benjamin qui garde la cap.
Epoustoufflée, je suis!
Dans le public, ça a dansé pendant 3 heures. C'est
une preuve que c'est bon, non?
Mon coup de coeur de la soirée va directement au morceau Express Yourself et à It's Getting Hectic. Pour cette dernière, une chanson de Gangstarr, un groupe de hip hop, porte le même nom.
Mais je ne la connais pas assez pour dire si c'est une reprise. Si un membre de UGU passe par ici et peut éclarer ma lanterne, je suis preneuse.
Beaucoup de moments démentiels pendant cette soirée, mais en fin de concert, les 9 musiciens se sont lancés dans une reprise de Superstition qui m'a complètement retournée. Le clou du
spectacle? Impossible de le dire, il y en a eu trop! Mais Benjamin Farrugia, batteur du sieur Siksou (2e chanteur pinable de A), fêtait ses 24 ans. Il a eu droit à un "Happy Birthday" aux cuivres, à un verre de champagne, et à un "putain, il est trop canon", d'une petite brune dans le
public!
Après 3 heures environ de show, de déhanchement et de regards pas vraiment platoniques, j’ai repris le dernier métro.
Résultat des courses? Je suis toujours autant impressionnée par Aurélien et Benjamin…Pour parler plus sérieusement du chanteur, je pense qu'on peut affirmer, en toute
objectivité, qu'il claque-la-chatte-à-sa-mère.
Parisiens, Parisiennes, vous avez du temps à tuer? Allez les voir en live! Et, seconde bonne nouvelle, un album est attendu dans un mois...Pour ceux qui ne pourraient pas attendre, sachez que
Urban Groove Unit sera en concert le 19 novembre prochain au Caprice Café.
Et pour finir, quelques vidéos. Comme d'habitude, par respect pour le droit d'auteur, ce ne sont que des extraits...
Happy B-Day Benjamin!
Bon le saxo!
Il n'est pas interdit de danser!
Le chanteur pinable, Aurélien et Benjamin...
Puis, elle est venue à Taratata. Autant dire que l'émission de Nagui est
connue pour sa sélection pointue. Ca joue en live, ça se refuse à l'erreur de casting. Pour moi, Lady Gaga en était une. Mais heureusement pour moi, j'ai regardé la vidéo de son live. Alors que
j'étais habituée à lire dans la presse ses provocations, ses retards aux interviews, ses coups de folies vestimentaires, ses caprices de diva arriviste, je me suis laissée bercer par son
piano-voix.
Il semblerait donc, et cela peut se vérifier les doigts dans le nez sur leur
myspace, que les boys aiment le mélange des genres. Résultat des courses? Un son berçé par la douceur des mélodies, la chaleur du tempo, le talent monstrueux des
musiciens, le groove imparable du groupe et le sex-appeal du percutionniste...